Inclusion scolaire – Education inclusive

La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation de la citoyenneté des personnes handicapées a permis des avancées majeures dans la politique de scolarisation des élèves en situation de handicap. Le service public d’éducation doit veiller à l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction. Une approche nouvelle est consacrée : quels que soient les besoins particuliers de l’élève, c’est à l’école de s’assurer que l’environnement est adapté à sa scolarité.

Depuis 2006, le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a plus que doublé. Les différents dispositifs de scolarisation, les parcours de formation individualisés et les aménagements personnalisés en fonction des besoins des élèves sont autant de mesures participant à l’inclusion scolaire.

L’inclusion scolaire est à la fois une philosophie et un ensemble de pratiques pédagogiques qui permettent à chaque élève de se sentir valorisé, confiant et en sécurité de sorte qu’il puisse réaliser son plein potentiel. Elle repose sur un système de valeurs et de croyances qui sont axées sur le meilleur intérêt de l’enfant et qui favorisent chez lui non seulement une participation active à ses apprentissages et à la vie scolaire, mais également un sentiment d’appartenance, le développement social ainsi qu’une interaction positive avec ses pairs et sa communauté scolaire.

L’éducation inclusive s’inscrit dans les orientations de l’Enseignement Catholique qui promeut une société de fraternité ouverte à la diversité et à l’accueil de toute vulnérabilité. Il s’agit d’aller vers une école plus inclusive qui ne stigmatise pas les difficultés mais s’adapte pour accompagner tous les élèves dans leur parcours. Cette orientation se construit en équipe, au sein de l’établissement, avec les partenaires et dans une implication constante des familles.

« Une organisation sociale est inclusive lorsqu’elle module son fonctionnement, se flexibilise pour offrir, au sein de l’ensemble commun, un « chez soi pour tous ». Sans neutraliser les besoins, désirs ou destins singuliers et les résorber dans le tout. » (Charles Gardou 2012, p.37)

Charles GardouLa société inclusive, parlons-en ! Il n’y a pas de vie minuscule, Erès, coll. « Connaissances de la diversité », 2012.